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Ce site est né d'une rencontre qui ne s'est pas passée comme prévue. Au départ, une envie d'interviewer Fany, la fondatrice du site My Little Paris, connue pour révéler les adresses et talents cachés de la capitale. Parce que justement, nous, chez Argot, c'est la découverte des pépites qui nous anime. Après, passé la porte de ce petit immeuble situé à deux pas du métro Barbès, l'interview a tourné court. La faute à un bouquin posé sur l'une des étagères qui jonchent son bureau : Humans of New York. Un recueil de portraits qui nous a amené sur un sujet qui nous habite tous les deux : les héros du quotidien. Ceux dont le talent ne font pas la une des grands médias et dont la particularité échappe parfois au sens commun. Ça nous a donné envie d'écrire un nouveau chapitre intitulé TenFaces, un site entièrement dédié aux histoires d'entrepreneurs qui font Paris et sa banlieue. Alors on est partis à leur rencontre.

Abiola, fondateur d'Argot

Natacha Baco

Sublime Wax Tailor

Natacha

Et soudain, une femme féline vous ouvre la porte. Elle s'appelle Natacha Baco et elle réinvente le Wax dans son atelier situé au cœur du Sentier.

Rue d'Aboukir, dans le IIème arrondissement de Paris, on découvre au 3ème étage un petit studio de mode joliment décoré. Quelques livres, deux bouquets de fleurs, ce qu'il faut pour rendre le lieu beau mais sans babioles ni fioritures - de celles qui vous étouffent quand vous passez une porte d'entrée.

Natacha
Natacha
Natacha

De nombreuses femmes lui témoignent du bonheur qu'elles ont à se sentir de nouveau désirables grâce à son talent.

Face à nous, Natacha Baco, la matrone du lieu, s'installe avec grâce et nous dévisage d'un regard qui transperce tant il peut être dur. Derrière cette fermeté, on pressent pourtant une douceur, celle de la maman, qui ne demande qu'à s'exprimer. Bingo : le téléphone sonne en pleine interview, et elle décroche. “Ce sont mes filles, j'en ai trois”. Rassurée que la petite soit bien rentrée. Maman poule, mais surtout mère cool : elle reflète l'image de la femme active, à l'allure athlétique, qu'il ne faut pas décevoir. Lorsque la confiance s'installe doucement, elle finit par se dévoiler.

“J'habite avec mes filles en Seine-et-Marne et j'aimerais venir ici, à Paris. Ce n'est qu'une question de moyens. Si je le pouvais, évidemment que je préférerais être à Montorgueil ou rue de Paradis. Turbigo, c'est pareil, ça surprend tout le temps. Et moi j'aime ça, être surprise et surprendre autour de moi. En plus mes poupées s'ennuient, là-bas. Paris, ça bouge tellement plus. Et si mes amis sont ici, le business aussi…”. Franchement décidée, elle sait précisément où elle souhaite aller. Et l'endroit d'où elle vient, Tremblay, elle n'y retournerait jamais.

Et moi j'aime ça, être surprise et surprendre autour de moi.
Natacha
Natacha

L'histoire de Natacha continue ici

Arrivée là en 85, la franco-congolaise de 42 ans avoue y avoir vécu de belles choses : “C'était très bon enfant, Tremblay. Très vert, aussi. Ça fait partie de mon histoire, ma famille est là-bas. J'en ai aussi à Aulnay ou à Sevran. Mais y ouvrir une boutique ? Non”. Inutile de tergiverser. Elle a gardé un lien très fort avec une amie d'enfance, Fadila, qui l'a soutenue du mieux qu'elle le pouvait.

La conversation basculant sur les affaires, c'est la tigresse en elle qui a pris le relai. Elle explique qu'elle reçoit, dans ce studio, ses clientes. Ces dernières, qui représentent une vingtaine de personnes par mois, viennent passer commande. Car Natacha Baco fait du sur mesure. Depuis 2014, date de lancement de sa marque, elle y prend donc les mensurations, accompagne et conseille ses clientes. Pour toutes celles qui vivent loin, rassurez-vous, elle fait aussi dans la demi-mesure. Un système qui lui a permis d'éviter la levée de fonds. Une subvention de La Région, et le rêve d'ado était lancé. “J'ai toujours aimé l'entreprenariat et la mode”. Distribuer ses vêtements ailleurs ? Non. Elle précise qu'elle a ouvert une brèche dans “un marketing de pénurie” pour lequel elle travaille sept jours sur sept. Ses confections vont de 200€ à plus de 1000€ pour les robes de mariées. “On entre dans la période où la demande est la plus forte”. Forcément, les beaux jours donnent envie de dire “oui”.

J'ai toujours aimé l'entreprenariat et la mode. Je ne savais pas qu'en créant des vêtements, on pouvait apporter autant.

“Je ne savais pas qu'en créant des vêtements, on pouvait apporter autant” avance-t-elle fièrement. De nombreuses femmes lui témoignent du bonheur qu'elles ont à se sentir de nouveau désirables grâce à son talent. Sur son site, des ventes flash ponctuent sporadiquement les collections. Quant à sa visibilité, elle la gagne à chaque fois qu'une vente de créateurs a lieu. Sur le canapé qui nous reçoit, trois books montrent en images ses collections. En les feuilletant, on sent que la qualité de son travail n'a eu de cesse de s'améliorer. La Wonderwoman sur tous les fronts est décidément une bosseuse…

Quelques photos de son visage symétrique, et la jolie femme, qui n'a pourtant jamais été mannequin, nous laisse tranquillement, afin de recevoir ses challenges d'après.

Natacha

3 ans

que Natacha Baco sublime les femmes en les habillant de wax

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